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Apt.conduiteEffets indésir.SurdosagePropriétésPharm.cinét.Donn.précl.RemarquesNum. Swissmedic
PrésentationsTitulaireMise à jour 

Composition

Eligard 7,5 mg
Principe actif : Acétate de leuproréline 10,6 mg (équivalent à 9,83 mg de base).
Excipients du solvant : Poly (DL-lactide-co-glycolide), N-méthyl-2-pyrrolidone.
Eligard 22,5 mg
Principe actif : Acétate de leuproréline 29,2 mg (équivalent à 27,1 mg de base).
Excipients du solvant : Poly (DL-lactide-co- glycolide), N-méthyl-2-pyrrolidone.
Eligard 45 mg
Principe actif : Acétate de leuproréline 59,2 mg (équivalent à 54,86 mg de base).
Excipients du solvant : Poly (DL-lactide-co-glycolide), N-méthyl-2-pyrrolidone.

Forme galénique et quantité de principe actif par unité

Poudre et solvant pour suspension injectable.
Seringue pré-remplie contenant la poudre (seringue B) :
Eligard 7,5 mg
10,6 mg d’acétate de leuproréline (poudre stérile)
Eligard 22,5 mg
29,2 mg d’acétate de leuproréline (poudre stérile)
Eligard 45 mg
59,2 mg d’acétate de leuproréline (poudre stérile)
Seringue pré-remplie contenant le solvant (seringue A) :
Eligard 7,5 mg
343 mg de solution stérile pour la reconstitution de la solution injectable.
Lors d'une utilisation correcte, la quantité délivrée après reconstitution est de 7,5 mg d’acétate de leuproréline (voir « Remarques particulières »).
Eligard 22,5 mg
457 mg de solution stérile pour la reconstitution de la suspension injectable.
Lors d'une utilisation correcte, la quantité délivrée après reconstitution est de 22,5 mg d’acétate de leuproréline (voir « Remarques particulières »).
Eligard 45 mg
434 mg de solution stérile pour la reconstitution de la suspension injectable.
Lors d'une utilisation correcte, la quantité délivrée après reconstitution est de 45 mg d'acétate de leuproréline (voir « Remarques particulières »).

Indications/Possibilités d’emploi

Cancer de la prostate : traitement palliatif symptomatique des carcinomes prostatiques avancés hormono-dépendants.

Posologie/Mode d’emploi

Eligard 7,5 mg / 22,5 mg / 45 mg est administré en une injection sous-cutanée unique, respectivement chaque mois, chaque 3 mois ou chaque 6 mois. La solution/suspension injectée forme un dépôt solide et permet une libération continue d’acétate de leuproréline pendant respectivement 1 mois, 3 mois et 6 mois.
En règle générale, le traitement du carcinome avancé de la prostate est une thérapie à long terme qui ne devrait pas être suspendue en cas de rémission ou d'une amélioration.
L'administration d'Eligard ne doit se faire que sous la surveillance d'un médecin, par exemple un urologue, expérimenté en oncologie.La réponse thérapeutique à Eligard devrait être évaluée par les paramètres cliniques et par la mesure des taux sériques de l'antigène prostato-spécifique (PSA).
Les études cliniques ont montré que les taux de testostérone augmentaient durant les 3 premiers jours de traitement chez la majorité des patients non-orchidectomisés pour ensuite diminuer, en 3 à 4 semaines, à un niveau inférieur à celui des castrations médicales. Une fois atteints, les niveaux similaires à ceux atteints lors de castration se maintiennent tant que dure la thérapie. Si la réponse du patient se révèle sous-optimale, il y a lieu de vérifier que le niveau de testostérone a bien été atteint ou reste identique à celui d'une castration.
Pour les patients non orchidectomisés souffrant d’un cancer de la prostate métastasé résistant à la castration, recevant un agoniste de la GnRH (tel que la leuproréline) et pour lesquels un traitement par un inhibiteur de la biosynthèse des androgènes ou un inhibiteur des récepteurs des androgènes est indiqué, le traitement par agonistes de la GnRH peut être poursuivi.
Administration
Les contenus des 2 seringues stériles pré-remplies doivent être mélangés immédiatement avant l'administration sous-cutanée d'Eligard. Une injection accidentelle par voie intra-artérielle ou intraveineuse doit absolument être évitée.
Préparation de la solution /suspension pour emploi immédiat: voir «Remarques particulières», «Instructions pour la préparation de la suspension injectable».
Le site d'injection doit être changé lors de chaque injection.
Instructions spéciales pour la posologie
Enfants et adolescents
Il n’existe pas de données chez les enfants de moins de 18 ans.
Patients âgés
Aucun ajustement posologique n’est nécessaire en fonction de l’âge.
Insuffisance hépatique ou rénale
Aucune étude clinique n'a été conduite chez les patients souffrant d'insuffisance hépatique ou rénale.

Contre-indications

·Patients orchidectomisés (les agonistes de la GnRH n’induisent pas de baisse de la testostérone sérique lors de castration chirurgicale)
·Traitement unique chez les patients avec cancer de la prostate avec compression de la moelle épinière ou signes de métastases dans la moelle épinière (voir «Mises en garde et précautions»).
·Femmes et enfants
·Hypersensibilité à la gonadoréline (GnRH), aux agonistes de la GnRH, à l’acétate de leuproréline ou à l’un des excipients de la préparation.

Mises en garde et précautions

Affections cardiovasculaires
Plusieurs études épidémiologiques de grande envergure menées chez des patients souffrant d’un cancer de la prostate ont mis en évidence un lien entre l’utilisation d’agonistes de la GnRH et un risque accru de développer un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral. Ce risque doit être évalué attentivement en conjonction aux éventuels autres facteurs de risque cardiovasculaires préexistants (hypertension artérielle, diabète, hypercholestérolémie) des patients atteints d’un cancer de la prostate lors du choix du traitement. Sous traitement par agonistes de la GnRH, il faut régulièrement contrôler la tension artérielle, la glycémie et les lipides sériques et rechercher des signes éventuels évoquant une maladie cardiovasculaire chez les patients. Les facteurs de risque déjà présents doivent être traités conformément aux recommandations en vigueur. La thérapie anti-androgénique peut allonger l’intervalle QT.Chez les patients qui présentent des antécédents d’allongement de l’intervalle QT ou ceux qui présentent des facteurs de risque d’allongement de l’intervalle QT, ainsi que chez les patients qui peuvent prendre de manière concomitante d’autres médicaments qui allongent l’intervalle QT (voir « Interactions »), le médecin traitant doit évaluer soigneusement avant le début du traitement par Eligard le rapport bénéfice/risque compte tenu de la survenue possible de torsades de pointes.
Apoplexie hypophysaire
Dans le cadre de la surveillance post-marketing, de rares cas d’apoplexie hypophysaire (syndrome clinique secondaire à un infarctus de l’hypophyse) ont été rapportés à la suite de l’administration d’agonistes de la gonadoréline (GnRH). Un adénome hypophysaire a été diagnostiqué dans la plupart de ces cas. La majorité de ces cas se sont produits en l’espace de 2 semaines et certains même en l’espace d’une heure après l’administration de la première dose. Les symptômes possibles d’une apoplexie hypophysaire sont des céphalées soudaines, des vomissements, des anomalies de la vision, une ophtalmoplégie, un état mental altéré et, occasionnellement, un collapsus cardiovasculaire. Un traitement médical immédiat est nécessaire.
Pour cette raison, en présence d’un adénome hypophysaire connu, il ne faut pas utiliser d’agonistes de la GnRH.
Évolution de la concentration de testostérone et complications en début de traitement
Eligard, comme les autres analogues de la GnRH, provoque une augmentation transitoire des concentrations sériques de testostérone, de dihydrotestostérone et de phosphatase acide durant la première semaine de traitement. Une péjoration des symptômes ou l'apparition de nouveaux symptômes, incluant douleurs osseuses, neuropathie, hématurie, obstruction urétrale ou de la vessie, peut par conséquent survenir (voir «Effets indésirables»).
Ces symptômes s'apaisent avec la continuation du traitement.L'administration supplémentaire d'anti-androgènes appropriés peut être envisagée 3 jours avant le début du traitement et poursuivie durant 2 à 3 semaines afin d'atténuer ainsi les effets possibles inhérents à l'élévation initiale du taux de testostérone et à la péjoration des symptômes cliniques.
Une proportion de patients développent des tumeurs non hormono-dépendantes. L’absence d’amélioration clinique en dépit de suppression adéquate de testostérone indique que le patient ne peut pas tirer bénéfice d’une thérapie avec Eligard.
Après une castration chirurgicale, Eligard n'entraîne pas de diminution du taux de testostérone sérique chez les patients de sexe masculin. La décision de la poursuite de la thérapie doit être prise conformément aux directives thérapeutiques actuelles.
Densité osseuse /risque de fracture
Une diminution de la densité minérale osseuse (DMO) a été rapportée dans la littérature médicale chez les hommes orchidectomisés ou qui ont été traités par un analogue de la GnRH. Le risque de réduction de la DMO est particulièrement accru en présence d’autres facteurs de risque d’ostéoporose, tels que l’âge avancé, le tabagisme et l’alcoolisme, une surcharge pondérale ou une activité physique insuffisante.
La thérapie anti-androgénique augmente significativement le risque de fractures liées à l'ostéoporose. Seules des données limitées sont disponibles sur ce sujet. Les fractures d’origine ostéoporotique ont été observées chez 5% des patients après 22 mois de privation pharmacologique androgénique et chez 4% des patients après 5 à 10 ans de traitement.
Hyperglycémie et diabète
Des cas d’hyperglycémie et une augmentation du risque de développer un diabète sucré ont été rapportés chez des hommes traités par des agonistes de la GnRH. Une hyperglycémie peut être le signe initial du développement d’un diabète sucré ou le signe d’une aggravation du contrôle glycémique chez des patients déjà diabétiques. Chez les patients traités par un agoniste de la GnRH, il faut surveiller régulièrement la glycémie et/ou l’hémoglobine glyquée (HbA1c) et, le cas échéant, prendre en charge ces patients selon les pratiques cliniques courantes.
Convulsions
Des rapports post-marketing ont fait état de convulsions chez des patients traités par acétate de leuproréline, tant avec que sans prédispositions. Les convulsions devraient être maîtrisées conformément aux normes cliniques actuelles.
Autres précautionsDes cas d’obstruction urétrale et de compression de la moelle épinière, qui peuvent entraîner une paralysie avec ou sans complication fatale, ont été rapportés avec des agonistes de la GnRH. S’il survenait une compression de la moelle épinière ou des troubles de la fonction rénale, un traitement standard de ces complications devrait être instauré.
Les patients atteints de métastases vertébrales et/ou cérébrales ou ceux souffrant d’obstruction du tractus urinaire doivent être suivis attentivement, si possible en milieu hospitalier, durant les toutes premières semaines du traitement.
Mises en garde particulières
En cas de préparation incorrecte du produit (reconstitution), l’efficacité clinique peut être réduite. La préparation est décrite dans le paragraphe « Remarques particulières ».
Forcer l’embase de l’aiguille de sécurité lors de la reconstitution peut entraîner la rupture de l’embase, et par conséquent une fuite du médicament pendant l’injection ainsi qu’un risque potentiel de manque d’efficacité en raison d’un sous-dosage. En cas de suspicion de mauvaise manipulation d’Eligard, le taux de testostérone doit être contrôlé. Ce contrôle doit être adapté individuellement à chaque patient (voir chapitre « Évolution de la concentration de testostérone et complications en début de traitement »).

Interactions

Aucune étude d'interaction pharmacocinétique médicamenteuse n'a été effectuée avec Eligard. Aucun rapport d'interaction entre l'acétate de leuproréline et d'autres médicaments n'est disponible jusqu’ici.
Vu que la thérapie anti-androgénique peut entraîner un allongement de l’intervalle QT, y compris la survenue de torsades de pointes, il convient d’évaluer soigneusement l’utilisation concomitante d’Eligard avec d’autres médicaments qui peuvent entraîner un allongement de l’intervalle QT ou des torsades de pointes, comme les antiarythmiques de la classe IA (p. ex. quinidine, disopyramide) ou de la classe III (p. ex. amiodarone, sotalol, dofétilide, ibutilide), la méthadone, la moxifoxacine, les antipsychotiques, etc. Voir « Mises en garde et précautions »).

Grossesse/Allaitement

Sans objet, car Eligard est contre-indiqué chez la femme.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Aucune étude spécifique sur l'aptitude à la conduite de véhicules ou l'utilisation de machines suite à l'administration d'Eligard n'a été effectuée.Cependant l’aptitude à la conduite et à l’utilisation de machines peut être altérée par de la fatigue, de vertiges et des troubles visuels, effets observés durant le traitement ou résultant de la maladie sous-jacente.

Effets indésirables

Les effets indésirables observés avec Eligard sont principalement dus à l'action pharmacologique de l'acétate de leuproréline, soit l'augmentation ou la diminution du taux sérique de certaines hormones. Les effets indésirables le plus souvent rapportés sont des bouffées de chaleur, des nausées, des malaises et de la fatigue ainsi qu'une irritation passagère au site d'injection. Des bouffées de chaleur légères à modérées apparaissent chez environ 58% des patients.
La fréquence des effets indésirables est citée selon la classification suivante: très fréquents (≥1/10), fréquents (≥1/100 <1/10), occasionnels (≥1/1'000 <1/100), rares (≥1/10'000 <1/1'000) ou très rares (<1/10'000) ou «fréquence inconnue» (essentiellement basée sur des signalements spontanés après la commercialisation; la fréquence exacte ne peut donc pas être évaluée).
Les effets indésirables suivants ont été observés lors des études cliniques :
Infections et infestations
Fréquent: nasopharyngite.
Occasionnels: infection du tractus urinaire, infection dermique locale.
Affections hématologiques et du système lymphatique
Fréquents: modifications hématologiques, allongement du temps de coagulation, anémie
Occasionnels: prolongation du temps de prothrombine.
Affections endocriniennes
Fréquence inconnue: apoplexie pituitaire (voir Mises en garde / Précautions).
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Occasionnel: prise de poids, aggravation d’un diabète sucré, élévation des triglycérides sériques.
Affections psychiatriques
Occasionnels: rêves anormaux, dépression, diminution de la libido.
Affections du système nerveux
Fréquent: hypoesthésie.
Occasionnels: vertiges, maux de tête, insomnies, troubles du goût et de l’odorat.
Rares: mouvements involontaires anormaux, amnésie.
Affections oculaires
Fréquence inconnue: troubles visuels.
Affections cardiaques et vasculaires
Très fréquent: bouffées de chaleur.Occasionnels: hypotension, hypertension.
Rares: palpitations, syncope et collapsus, embolie pulmonaire.Fréquence inconnue: allongement de l’intervalle QT.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Occasionnels: rhinorrhée, dyspnée.
Fréquence inconnue: pneumopathie interstitielle.
Affections gastro-intestinales
Fréquents: nausées, diarrhées, gastro-entérite/colite.
Occasionnels: constipation, sécheresse buccale, dyspepsie, vomissements.
Rares: flatulence, éructations.
Affections hépatobiliaires
Occasionnels: augmentation de l’alanine aminotransférase
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Très fréquents: ecchymoses, érythème.
Fréquents: prurit.
Occasionnels: sueurs froides.
Rares: alopécie, éruption cutanée, rash.
Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif
Fréquents: augmentation de la créatinine phosphokinase sanguine, raideur musculaire, arthralgies, douleur dans les extrémités, myalgies.Rares: douleurs dorsales, crampes musculaires.
Affections du rein et des voies urinaires
Fréquents: difficultés de miction, mictions rares, dysurie, nycturie, oligurie,
Occasionnels: spasmes de la vessie, hématurie, augmentation de la fréquence des mictions, rétention urinaire.
Affections des organes de reproduction et du sein
Fréquents: seins sensibles, gynécomastie, atrophie des testicules, testicules douloureux, infertilité, dysfonction érectile, taille de pénis réduite.
Occasionnels: impuissance, affection des testicules.
Rares: douleurs dans la poitrine.
Troubles généraux et anomalies au site d’administration
Très fréquents: fatigue ; au site de l’injection : brûlure et paresthésies.
Fréquents: malaise, sueurs nocturnes, faiblesse; au site de l’injection: picotements, douleurs et hématome.
Occasionnels: léthargie, augmentation de la transpiration, douleur, fièvre; au site de l’injection: prurit, induration.
Rares: œdèmes périphériques; au site de l’injection: ulcération.
Très rares: au site de l’injection: nécrose.
D'autres effets indésirables ont été rapportés lors d’un traitement par acétate de leuproréline, comprenant entre autres: leucopénie, thrombopénie, modifications de la tolérance au glucose, faiblesse musculaire, frissons et sensibilité cutanée, fonte musculaire (en cas de traitement prolongé) et convulsions. Dans de rares cas, des réactions anaphylactiques/anaphylactoïde ont été rapportées à la suite de l’administration d’agonistes de la GnRH.
L’annonce d’effets secondaires présumés après l’autorisation est d’une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d’effet secondaire nouveau ou grave via le portail d’annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.

Surdosage

Eligard n’a pas de potentiel d’abus de consommation et un surdosage délibéré est improbable. Aucun rapport d’abus ou de surdosage n’a été observé en pratique clinique avec l’acétate de leuproréline, cependant dans l’éventualité d’une exposition excessive, les patients seront surveillés attentivement et un traitement symptomatique sera instauré.

Propriétés/Effets

Code ATC: L02A E02Groupe pharmacothérapeutique: traitement endocrinien, analogue GnRH
Mécanisme d'action
L'acétate de leuproréline est un nonapeptide synthétique analogue de l'hormone physiologique GnRH (gonadotropine releasing hormone ou gonadoréline) qui, administrée en continu, inhibe la sécrétion de gonadotropine pituitaire et supprime la stéroïdogénèse testiculaire chez les hommes. Cet effet est réversible lors de l'arrêt du traitement. Cependant, cet analogue est plus puissant que l'hormone naturelle et le temps de rétablissement des taux de testostérone peut varier d’un patient à l’autre.
L'administration d'acétate de leuproréline entraîne initialement une augmentation des taux circulants d'hormone lutéinisante (LH) et de l'hormone stimulant les follicules (FSH), conduisant chez les individus de sexe masculin à une augmentation passagère des taux sériques des hormones stéroïdes gonadiques, de la testostérone et de la dihydrotestostérone. L'administration en continu d'acétate de leuproréline provoque une diminution des taux de LH et FSH. Chez l'homme, le taux de testostérone est réduit à des valeurs inférieures à celles observées lors de castration (≤50 ng/dl). Avec l’administration d’Eligard 7,5 mg / 22,5 mg / 45 mg, cette diminution commence dans les 3 à 5 semaines suivant le début du traitement. Les taux moyens de testostérone à 6 mois sont respectivement de 6,1 (± 0,4) ng/dl, de 10,1 (± 0,7) ng/dl et de 10,4 (± 0,53) ng/dl, ainsi comparables aux taux suivant une orchidectomie bilatérale.
A l’exception d’un seul cas, des taux correspondant à un niveau de castration ont été atteints en 4 à 6 semaines chez tous les patients qui ont reçu la dose totale de 45 mg de leuproréline. Chez la grande majorité des patients, les taux de testostérone étaient en dessous de 20 ng/dl, bien que le bénéfice de ces bas niveaux n’ait pas encore été établi jusqu’ici.
Les études à long terme ont démontré qu'un traitement prolongé maintient la testostérone en dessous du taux sérique de castration pendant jusqu’à 7 ans (et ceci probablement indéfiniment).
La taille de la tumeur n’a pas été mesurée directement durant les études cliniques, mais il y a eu une réponse positive indirecte de la tumeur au traitement par Eligard comme démontré par une réduction de 94%, de 98% et respectivement de 97% du taux moyen de PSA sur six mois.

Pharmacocinétique

Absorption
Chez les patients avec un carcinome avancé de la prostate, les concentrations sériques moyennes de leuproréline mesurées respectivement 5, 4,6 et 4,4 heures après la première injection s’élevaient à 25,3 ng/ml, 127 ng/ml et 82 ng/ml (Cmax). Après l’augmentation initiale qui suit chaque injection (plateau respectivement de 2 à 28 jours, de 3 à 84 jours et de 3 à 168 jours après chaque injection), les concentrations sériques restent relativement constantes (0,2 – 2 ng/ml). Il n’y a pas d’évidence d’accumulation lors de répétition de doses.
Distribution
Le volume moyen de distribution de la leuproréline au steady-state est de 27 l, après l'injection d'un bolus intraveineux à des volontaires sains de sexe masculin. In vitro, la liaison aux protéines plasmatiques d'origine humaine atteint 43 à 49%.
Métabolisme
La métabolisation d’Eligard n’a pas été étudiée.
Elimination
Aucune étude relative à l’élimination du principe actif n’a été menée avec Eligard. Après l’injection intraveineuse d’un bolus d’1 mg d’acétate de leuproréline à des volontaires sains de sexe masculin, une clairance systémique moyenne de 8,34 l/h, avec une demi-vie d’élimination d’environ 3 heures a été mise en évidence sur la base d’un modèle à 2 compartiments.
Il n’y a eu aucune étude d’excrétion conduite avec Eligard.

Données précliniques

Les études précliniques conduites avec l’acétate de leuproréline ont révélé, chez les deux sexes, les effets attendus sur le système reproducteur découlant des propriétés pharmacologiques.
Ces effets étaient réversibles après l’arrêt du traitement et une période de régénération appropriée.
L’acétate de leuproréline ne présente aucune tératogénicité. Une embryotoxicité/létalité a été observée chez les lapins en raison des effets pharmacologiques de l’acétate de leuproréline sur l’appareil reproducteur.
Les études de carcinogénicité ont été réalisées chez les rats et les souris durant 24 mois. Chez le rat, après administration cutanée, des adénomes pituitaires dose-dépendants ont été observés à des doses de 0,6 à 4 mg/kg/jour. De tels effets n'ayant pas été observés chez la souris, l’effet observé chez le rat est considéré comme spécifique à l’espèce sans signification pour l’homme.
L’acétate de leuproréline ne s’est pas montré mutagène dans une série de tests in vitro et in vivo.

Remarques particulières

Incompatibilités
La leuproréline présente dans la seringue B doit seulement être mélangée avec le solvant de la seringue A. Elle ne doit pas être mélangée à d’autres produits.
Conservation
Le médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur l’emballage.
Après l'ouverture d’un des plateaux (emballage avec plateaux), la poudre et le solvant pour la solution/suspension injectable doivent être reconstitués sans délai et administrés immédiatement au patient.
Une fois reconstitué, la stabilité chimique et physique a été démontrée durant 30 minutes à 25°C. La viscosité de la solution augmente avec le temps.
Conserver Eligard dans l'emballage original, au réfrigérateur (2-8 °C) et hors de portée des enfants. Une fois sorti du réfrigérateur, le produit peut être conservé dans son emballage original exceptionnellement jusqu’à 4 semaines à température ambiante (à 25 ° C au maximum).
Instructions pour la préparation de la suspension injectable
Les 2 seringues pré-remplies doivent être mélangées immédiatement avant l'administration sous-cutanée au patient. Avant d’être injecté, le produit doit avoir atteint la température ambiante et il doit donc être retiré du réfrigérateur environ 30 minutes avant son utilisation.
Le patient doit être installé avant la préparation du produit selon les instructions suivantes:
Mode de préparation
1ère étape: Le produit doit être à la température de la pièce avant la préparation.Ouvrir les 2 plateaux (enlever la feuille en tirant à partir d’un coin qui peut être reconnu par une petite bulle) et en placer le contenu sur un espace propre.
Après l'ouverture des plateaux contenant la seringue A (figure 1.1) et la seringue B (figure 1.2), éliminer les sachets dessiccatifs.

2ème étape: Retirer le piston court de couleur bleue et son bouchon gris (ne pas dévisser) de la seringue B, les jeter (figure 2). Ne pas essayer de mélanger le produit avec les deux bouchons gris en place dans la seringue B.

3ème étape: Visser soigneusement le piston de couleur blanche de la seringue B sur le bouchon gris restant dans la seringue B (figure 3).

4ème étape: Retirer la coiffe grise de la seringue B et mettre de côté la seringue (figure 4).

5ème étape: Tenir la seringue A en position verticale pour prévenir les fuites de liquide et dévisser la coiffe transparente (figure 5).

6ème étape: Relier les deux seringues l’une à l’autre en poussant et tournant la seringue B dans la seringue A jusqu’à la sécurité (figures 6a et 6b). Ne pas forcer.

7ème étape: Retourner l’assemblage, maintenir les seringues en position verticale avec la seringue B en bas et injecter le liquide contenu dans la seringue A dans la seringue B contenant la poudre (acétate de leuproréline) (figure 7).

8ème étape : En position horizontale, mélanger le produit soigneusement en poussant doucement le contenu des deux seringues en avant et en arrière (60 fois au total, ce qui prend environ 60 secondes) pour obtenir une solution homogène et visqueuse (figure 8). Ne pas plier l’assemblage des seringues (cela pourrait entraîner une fuite suite à un dévissage partiel des seringues).

Lorsqu’elle est bien mélangée, la solution visqueuse devient incolore à blanche ou jaune pâle.
Important : Après le mélange, passer immédiatement à l’étape suivant car la viscosité du produit augmente progressivement. Ne pas mettre le produit mélangé au réfrigérateur.
Remarque : Le produit doit être mélangé selon la description faite : le fait d'agiter ne permet pas d'obtenir un mélange utilisable.
9ème étape : Tenir les seringues en position verticale, la seringue B étant en bas. Les seringues doivent rester bien assemblées. Transférer tout le produit mélangé dans la seringue B (la seringue large et courte) en poussant le piston de la seringue A et en tirant doucement le piston de la seringue B en même temps (figure 9).

10ème étape : Dévisser la seringue A tout en maintenant le piston de la seringue A complètement enfoncé (figure 10). S’assurer que le produit ne fuit pas car sinon l’aiguille ne sera pas correctement sécurisé.
Remarque : Il peut rester une grande bulle ou quelques petites bulles d’air dans la préparation – ce qui est acceptable. Ne pas éliminer les bulles d’air de la seringue B à ce stade, cela pourrait entraîner une perte de produit !

11ème étape : Maintenir la seringue B en position verticale et laisser le piston de couleur blanche dans le fond afin d’éviter toute perte de produit. Ouvrir l’emballage de l’aiguille de sécurité en détachant la languette de papier et retirer l’aiguille de sécurité. Ne pas retirer le dispositif de sécurité articulé. Fixer l’aiguille de sécurité à la seringue B en tenant la seringue droite et en faisant tourner minutieusement la seringue dans le sens des aiguilles d’une montre avec une rotation d’environ trois quarts jusqu’à ce qu’elle soit parfaitement en place (figure 11).
Ne pas forcer car cela peut entraîner la rupture de l’embase de l’aiguille et provoquer ainsi une fuite pendant l’injection.
Si l’embase de l’aiguille se rompt, est endommagée ou fuit, le produit ne peut pas être utilisé. L’aiguille défectueuse ne doit pas être remplacée et le produit utilisé ne doit pas être injecté. Le produit doit être complètement éliminé de façon sûre. Si l’embase de l’aiguille est endommagée, il convient d’utiliser un nouveau produit.

12ème étape : Ecarter le dispositif de sécurité de l’aiguille et retirer le capuchon protecteur de l’aiguille avant l’administration du produit (figure 12).
Important : Ne pas activer le mécanisme de l’aiguille de sécurité avant l’administration (activer le mécanisme de l’aiguille de sécurité voir 14ème étape).

13ème étape : Avant l’administration, éliminer les grandes bulles d’air de la seringue B. Administrer le produit pas voie sous-cutanée tout en maintenant le dispositif de sécurité écarté de l’aiguille. Veiller à injecter tout le produit contenu dans la seringue B.
14ème étape : Après l’injection, verrouiller le dispositif de sécurité à l’aide d’une des méthodes listées ci-dessous :
1. Fermeture sur une surface plane
Appuyer sur le dispositif de sécurité, levier en bas, sur une surface plane (figures 14.1a et b) pour recouvrir l’aiguille et verrouiller le dispositif de sécurité.
Un « Clic » confirme, de façon sonore et tactile, que le dispositif est verrouillé. En position verrouillée, la pointe de l’aiguille est complètement recouverte (figure 14.1b).

2. Fermeture au moyen du pouce
Placer votre pouce sur le dispositif de sécurité (figure 14.2a), recouvrir la pointe de l’aiguille et verrouiller le dispositif de sécurité.
Un « Clic » confirme, de façon sonore et tactile, que le dispositif est verrouillé. En position verrouillée, la pointe de l’aiguille est complètement recouverte (figure 14.2b).

15ème étape : Une fois que le dispositif de sécurité est verrouillé, jeter l’aiguille et la seringue immédiatement dans une poubelle appropriée.

Numéro d’autorisation

56'852, 56’892, 58'431 (Swissmedic)

Présentation

Eligard 7,5 mg et 22,5 mg sont délivrés dans les conditionnements suivants:
- Un kit constitué de 2 plateaux thermoformés dans un étui en carton. Un plateau contient la seringue A pré-remplie, un grand piston et un sachet dessiccatif. L’autre plateau contient la seringue B pré-remplie, une aiguille stérile (20 gauge) et un sachet dessiccatif à base de silicone.
Eligard 45 mg
- Un kit constitué de 2 plateaux thermoformés dans un étui en carton. Un plateau contient la seringue A pré-remplie, un grand piston et un sachet dessiccatif. L’autre plateau contient la seringue B pré-remplie, une aiguille stérile (18 gauge) et un sachet dessiccatif.

Titulaire de l’autorisation

Recordati AG, 6340 Baar

Mise à jour de l’information

Mars 2019

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