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Information professionnelle sur Ceftriaxon OrPha:OrPha Swiss GmbH
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Apt.conduiteEffets indésir.SurdosagePropriétésPharm.cinét.Donn.précl.RemarquesNum. Swissmedic
TitulaireMise à jour 

OEMéd

Composition

Principe actif: Ceftriaxonum (ut C. dinatricum).
Ceftriaxon OrPha contient environ 83 mg (3,6 mval) de sodium par gramme de ceftriaxone.

Forme galénique et quantité de principe actif par unité

Ceftriaxonum 1 g ut C. dinatricum pro vitro.

2 g poudre pour solution perfusion i.v.
Ceftriaxonum 2 g ut C. dinatricum pro vitro.

Indications/Possibilités d’emploi

Infections dues à des germes sensibles à la ceftriaxone, telles que:
les infections de l’appareil respiratoire, en particulier les pneumonies, ainsi que les infections de la sphère ORL;
les infections abdominales (péritonite, infections des voies biliaires et du tractus gastro-intestinal);
les infections des reins et des voies urinaires;
les infections des organes génitaux, blennorragie incluse;
la septicémie;
les infections des os, des articulations, des tissus mous, de la peau et des plaies;
les infections chez les patients dont les défenses immunitaires sont affaiblies;
la méningite;
la maladie de Lyme disséminée (stades II et III).
Prophylaxie périopératoire des infections en cas d’interventions sur le tractus gastro-intestinal, les voies biliaires, l’appareil génito-urinaire, mais uniquement en cas de contamination potentielle ou certaine.
Les recommandations officielles concernant l’emploi approprié des antibiotiques doivent être respectées, en particulier les recommandations d’emploi destinées à empêcher l’augmentation des résistances aux antibiotiques.

Posologie/Mode d’emploi

En général, 1–2 g de Ceftriaxon OrPha une fois par jour (toutes les 24 heures). Lors d’infections sévères ou en présence de germes moyennement sensibles, la dose quotidienne unique peut être augmentée jusqu’à 4 g.

Nouveau-nés, nourrissons et enfants jusqu’à douze ans
Les schémas posologiques suivants s’appliquent à l’administration d’une dose quotidienne unique:

Nouveau-nés (jusqu’à 14 jours)
Une dose quotidienne de 20–50 mg/kg de poids corporel; ne pas dépasser 50 mg par kg. Il n’est pas nécessaire de faire une distinction entre prématurés et enfants nés à terme.

Nourrissons, petits enfants et enfants (de 15 jours à 12 ans)
Une dose quotidienne de 20–80 mg/kg.
Chez les enfants d’un poids corporel de 50 kg ou plus, il faut avoir recours à la posologie usuelle pour adultes.
L’administration intraveineuse de doses égales ou supérieures à 50 mg par kg de poids corporel doit avoir lieu par perfusion d’une durée minimale de 30 minutes.

Patients âgés
Les posologies recommandées chez l’adulte ne nécessitent aucune adaptation en gériatrie.

Durée du traitement
La durée du traitement est fonction de l’indication et de l’évolution de la maladie.

Traitement associé
Une synergie a été mise en évidence sur le plan expérimental entre Ceftriaxon OrPha et des aminosides en ce qui concerne de nombreuses bactéries Gram négatives. Bien que l’efficacité accrue d’une telle association ne soit pas toujours prévisible, il convient de la prendre en considération lors d’infections sévères mettant la vie en danger, telles celles à Pseudomonas aeruginosa. Compte tenu de leur incompatibilité sur le plan physique, les deux médicaments doivent être administrés séparément à leur posologie respective.

Instructions spéciales pour la posologie
En cas de méningite bactérienne chez le petit enfant et l’enfant, le traitement est instauré à raison de 100 mg/kg (pas plus de 4 g) une fois par jour. Dès que le germe a été identifié et que sa sensibilité a été déterminée, la posologie peut être réduite en conséquence. Les meilleurs résultats ont été obtenus avec les durées de traitement suivantes:

Neisseria meningitidis                    4 jours   
Haemophilus influenzae                    6 jours   
Streptococcus pneumoniae                  7 jours   

Maladie de Lyme
La posologie en cas de maladie de Lyme est de 50 mg par kg, 2 g au maximum, chez l’enfant et l’adulte, administrés une fois par jour pendant 14 jours.

Blennorragie
Dans le traitement de la blennorragie (souches produisant ou non des pénicillinases), il est recommandé de procéder à l’administration unique de 0,25 g de Ceftriaxon OrPha par voie i.m.

Prophylaxie périopératoire
Pour éviter des infections postopératoires lors de chirurgie contaminée ou susceptible de l’être, il est recommandé – en fonction du risque d’infection – d’administrer une dose unique de 1–2 g de Ceftriaxon OrPha 30 à 90 minutes avant l’intervention. Lors d’interventions colorectales, l’administration simultanée de Ceftriaxon OrPha et d’un dérivé du 5-nitroimidazole, l’ornidazole par exemple, a fait ses preuves.

Troubles des fonctions rénale et hépatique
Chez les patients présentant un trouble de la fonction rénale, il n’est pas nécessaire de réduire la posologie de Ceftriaxon OrPha, à condition que la fonction hépatique soit intacte. Ce n’est que dans les cas d’insuffisance rénale préterminale (clairance de la créatinine <10 ml/min) que la dose quotidienne de Ceftriaxon OrPha ne doit pas dépasser 2 g.
Chez les patients dialysés, aucune administration supplémentaire n’est nécessaire à l’issue de la dialyse. Il convient plutôt de surveiller les concentrations plasmatiques, étant donné que la vitesse d’élimination pourrait être ralentie chez ces patients.
Ne pas dépasser 2 g/jour chez les dialysés.
En cas d’atteinte hépatique, il n’est pas nécessaire de réduire la posologie de Ceftriaxon OrPha, à condition que la fonction rénale soit intacte.
En cas de trouble concomitant grave des fonctions rénale et hépatique, les concentrations plasmatiques de ceftriaxone doivent être contrôlées à intervalles réguliers. Des adaptations de la dose peuvent s’avérer nécessaires, étant donné que la vitesse d’élimination peut être ralentie chez ces patients.
Consignes pour l’administration: voir «Remarques particulières/Remarques concernant la manipulation».

Contre-indications

Ceftriaxon OrPha est contre-indiquée chez les patients présentant une hypersensibilité connue aux antibiotiques du groupe des céphalosporines. En cas d’hypersensibilité aux pénicillines, la possibilité d’une allergie croisée doit être prise en considération.

Nouveau-nés en cas de
Hyperbilirubinémie, en raison du risque d’encéphalopathie consécutive au déplacement de la bilirubine de sa liaison à la sérum-albumine par la ceftriaxone;
traitement calcique parentéral en raison du risque de lésions fatales aux reins et aux poumons consécutives à la précipitation de sels calciques de ceftriaxone.

Prématurés
En raison du risque d’encéphalopathie consécutive au déplacement de la bilirubine de sa liaison à la sérum-albumine par la ceftriaxone.

Mises en garde et précautions

Même après avoir procédé au relevé d’une anamnèse approfondie, on ne peut exclure la possibilité d’une réaction anaphylactique. En présence de telles réactions, arrêter immédiatement l’administration de Ceftriaxon OrPha et instaurer un traitement adéquat.
La ceftriaxone peut prolonger le temps de thromboplastine. Lors de carence supposée en vitamine K, il est donc recommandé de contrôler la valeur de Quick.
En cas de diarrhées sévères et persistantes, envisager la possibilité d’une colite pseudomembraneuse due aux antibiotiques, pouvant compromettre le pronostic vital. Dans de tels cas, arrêter immédiatement l’administration de Ceftriaxon OrPha et instaurer un traitement adéquat. Les inhibiteurs du péristaltisme sont contre-indiqués dans ce cas.
Lors de traitement prolongé par Ceftriaxon OrPha, des germes non sensibles peuvent proliférer. Une observation attentive du patient est donc essentielle. Si une surinfection survient en cours de traitement, il convient de prendre les mesures appropriées.
Des ombres acoustiques, prises à tort pour des calculs biliaires, ont été observées à l’échographie de la vésicule biliaire, le plus souvent après administration de doses plus élevées que la dose habituelle recommandée. Ces ombres relèvent généralement de la formation d’un précipité de sels calciques de ceftriaxone, qui disparaît à la fin ou à l’interruption du traitement par Ceftriaxon OrPha.
Dans de rares cas, ces observations ont été accompagnées de symptômes. Dans les cas symptomatiques, un traitement conservateur non chirurgical est recommandé. L’interruption du traitement par Ceftriaxon OrPha dans les cas symptomatiques doit être laissée à l’appréciation du médecin.
Une pancréatite d’origine éventuellement cholestatique a été signalée dans de rares cas chez des patients traités par Ceftriaxon OrPha. A la consultation, la plupart des patients présentaient des facteurs de risque de cholestase et de lithiase biliaire, tels que traitement préalable important, maladie grave ou alimentation exclusivement parentérale. Dans ce contexte, on ne peut exclure que des précipitations provoquées par Ceftriaxon OrPha dans la vésicule biliaire jouent le rôle de facteur déclenchant ou de co-facteur.
La ceftriaxone peut évincer la bilirubine de sa liaison à l’albumine sérique. Le traitement n’est donc pas indiqué chez le nouveau-né atteint d’une hyperbilirubinémie (voire «Contre-indications»).
Lors de traitement prolongé, la formule sanguine doit être contrôlée à intervalle régulier.
La prudence est de rigueur chez les insuffisants rénaux traités simultanément par des aminosides ou des diurétiques.
La ceftriaxone ne doit être ni mélangée, ni administrée simultanément, à des solutions contenant des ions calcium, ni même lorsque les solutions sont administrées par deux canalisations de perfusion distinctes. Des cas de réactions fatales dues à la précipitation de sels calciques de ceftriaxone dans les reins et les poumons de nouveau-nés ont été décrits, y compris lorsque la ceftriaxone et les solutions calciques avaient été administrées par des canalisations séparées et à des moments différents. C’est pourquoi, on ne doit pas administrer par voie intraveineuse de solutions contenant des ions calcium à des nouveau-nés pendant au moins 48 heures suivant la dernière administration de Ceftriaxon OrPha (voir «Contre-indications»).
Dans d’autres groupes d’âge, on n’a pas connaissance de cas de précipitations intravasculaires de sels calciques de ceftriaxone après administration simultanée de ceftriaxone et de solutions calciques intraveineuses. Néanmoins, on renoncera chez tous les patients à une administration simultanée.

Interactions

Jusqu’à présent, l’injection simultanée de fortes doses de Ceftriaxon OrPha et de diurétiques puissants tels que le furosémide n’a donné lieu à aucun trouble de la fonction rénale. Aucun effet de type disulfirame n’a pu être mis en évidence après que de l’alcool a été absorbé consécutivement à l’administration de Ceftriaxon OrPha. La ceftriaxone ne contient pas de fraction N-méthylthiotétrazol, qui pourrait entraîner une intolérance à l’éthanol ainsi que des problèmes hémorragiques, comme c’est le cas avec certaines autres céphalosporines.
Le probénécide n’a pas d’influence sur l’élimination de la ceftriaxone.
Il n’existe aucune preuve d’une augmentation de la toxicité rénale des aminosides par la ceftriaxone. Les deux préparations doivent toutefois être administrées séparément (voir «Incompatibilités»).
Des bactériostatiques peuvent interférer défavorablement avec l’effet bactéricide des céphalosporines.
Au cours d’une étude in vitro, des effets antagonistes ont été observés avec une association de chloramphénicol et de ceftriaxone.

Grossesse/Allaitement

La ceftriaxone passe la barrière placentaire (voir sous «Pharmacocinétique: Distribution»). Aucune étude contrôlée n’a été effectuée dans le cadre de la grossesse. Bien que les études précliniques n’aient permis de déceler aucune propriété mutagène ou tératogène, Ceftriaxon OrPha ne doit être administrée pendant la grossesse – particuli­èrement au cours des trois premiers mois – que lorsqu’elle est formellement indiquée.

Allaitement
Etant donné que la ceftriaxone est excrétée dans le lait maternel, même si ce n’est qu’en faible quantité, la préparation ne doit pas être utilisée pendant la période d’allaitement. Si un traitement s’avère absolument nécessaire, l’allaitement doit être interrompu.

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Aucune étude correspondante n’a été effectuée.
Comme des effets indésirables tels que des vertiges sont possibles, l’aptitude à la conduite et à l’utilisation des machines peut être altérée par Ceftriaxon OrPha.

Effets indésirables

Pendant le traitement par Ceftriaxon OrPha, les effets indésirables suivants – qui se sont avérés réversibles soit spontanément soit après arrêt de la médication – ont été observés:

Infections

Rares: Mycoses du tractus génital, surinfections par des organismes non sensibles.

Circulation sanguine et lymphatique
Fréquents: Eosinophilie, leucopénie, granulopénie, anémie hémolytique, thrombopénie, prolongation du temps de thromboplastine.
Rares: Augmentation de la créatinine sérique.
Très rares: Troubles de la coagulation.
Très rares, des cas isolés d’agranulocytose (<500/mm³) ont été signalés, la majorité d’entre eux après l’administration de doses totales de 20 g ou plus.
La formule sanguine doit être régulièrement contrôlée lors d’un traitement prolongé. Il a été fait état d’un léger allongement du temps de prothrombine.

Troubles gastro-intestinaux
Fréquents: Selles molles/diarrhée, nausées, vomissements, stomatite, glossite.
Rares: Pancréatite, éventuellement causée par une obstruction des voies biliaires. La plupart des patients concernés présentaient des facteurs de risque de cholestase et de microlithiase biliaire comme p. ex. une intervention chirurgicale majeure, une maladie sévère ou une alimentation exclusivement parentérale. Il n’est pas exclu que la Ceftriaxon OrPha puisse jouer un rôle dans la formation de précipités biliaires en tant que facteur déclenchant ou comme cofacteur.
Très rares: Entérocolite pseudomembraneuse.

Foie et vésicule biliaire
Très fréquents: Précipitation symptomatique du sel calcique de ceftriaxone dans la vésicule biliaire de l’enfant, cholélithiase réversible chez l’enfant. Cette perturbation ne survient que très rarement chez l’adulte (voir «Mises en garde et précautions»).
Fréquents: Elévation des enzymes hépatiques dans le sérum (SGOT, SGPT, phosphatase alcaline).

Troubles cutanés
Fréquents: Exanthème, dermatite allergique, prurit, urticaire, oedème.
Très rares: Des graves réactions cutanées (érythème multiforme, syndrome de Stevens-Johnson ou syndrome de Lyell/épidermolyse nécrosante suraiguë).

Troubles rénaux et urinaires
Rares: Oligurie.
Très rares: Des précipités dans les reins, le plus souvent chez des enfants de plus de trois ans qui avaient reçu des doses quotidiennes élevées (≥80 mg/kg/jour, par exemple) ou des doses globales supérieures à 10 g, et qui présentaient en outre divers facteurs de risque (apport liquidien réduit, alitement, etc.). Cette manifestation peut être symptomatique ou asymptomatique et peut entraîner une insuffisance rénale; elle est réversible après arrêt du traitement par Ceftriaxon OrPha.

Troubles généraux et réactions au site d’administration
Rares: Céphalées, vertiges, fièvre, frissons, réactions anaphylactiques ou anaphylactoïdes.
L’apparition des réactions inflammatoires de la paroi veineuse après administration i.v. Une injection lente (deux à quatre minutes) permet d’en réduire l’importance.
L’injection intramusculaire sans solution de lidocaïne est douloureuse.
La ceftriaxone ne doit pas être administrée en même temps que des solutions contenant du calcium ou mélangée à celles-ci, même par des voies de perfusion distinctes.
Des cas de réactions fatales par précipitation de sels calciques de ceftriaxone dans les poumons et les reins de nouveau-nés ont été annoncés. Dans certains de ces cas, des voies de perfusion distinctes et des temps d’application différents avaient pourtant été utilisés pour l’administration de la ceftriaxone et des solutions contenant du calcium.

Surdosage

En cas de surdosage, la concentration plasmatique du produit ne sera pas réduite par hémodialyse ou dialyse péritonéale. Le traitement du surdosage doit être symptomatique.

Propriétés/Effets

Code ATC: J01DD04
L’efficacité bactéricide de la ceftriaxone résulte de l’inhibition de la synthèse de la paroi cellulaire de la bactérie. La ceftriaxone possède in vitro un large spectre d’action à l’égard de micro-organismes Gram négatifs et Gram positifs. La ceftriaxone reste stable dans une très large mesure à l’égard de la plupart des β-lactamases – tant les pénicillinases que les céphalosporinases – produites par des bactéries Gram positives et Gram négatives.
La ceftriaxone est généralement active à l’égard des micro-organismes suivants, tant in vitro qu’en clinique lors d’infections (voir sous «Indications/Possibilités d’emploi»):

Germes aérobies                 Valeurs médianes    
Gram positifs                   CMI50*     CMI90**  
                                (en mg/l)  (en mg/l)
------------------------------------------------------
Staphylococcus aureus                               
(sensible à la méticilline)     4          4        
------------------------------------------------------
Staphylococcus spp.                                 
coagulase-négatifs              4          16       
------------------------------------------------------
Streptococcus spp.                                  
(bêta-hémolytique, ni du                            
groupe A ni du groupe B)        ≤0,06      0,06    
------------------------------------------------------
Streptococcus agalactiae                            
(bêta-hémolytique, groupe B)    ≤0,06      0,06    
------------------------------------------------------
Streptococcus pyogenes                              
(beta-hémolytique, groupe A)    0,03       0,03     
------------------------------------------------------
Streptococcus pneumoniae        ≤0,06      0,06    
------------------------------------------------------
Streptococcus viridans          0,125      0,5      
Germes aérobies                 Valeurs médianes    
Gram négatifs                   CMI50*     CMI90**  
                                (en mg/l)  (en mg/l)
------------------------------------------------------
Acinetobacter lwoffi            2          8        
------------------------------------------------------
Acinetobacter anitratus                             
(principalement A. baumanii)    8          32       
------------------------------------------------------
Aeromonas hydrophila            0,25       4        
------------------------------------------------------
Alcaligenes faecalis            1          8        
------------------------------------------------------
Alcaligenes odorans             ≤0,25      0,5     
------------------------------------------------------
Bactéries du genre alcaligenes  ≤0,25      0,5     
------------------------------------------------------
Borrelia burgdorferi            ≤0,06      ≤0,06  
------------------------------------------------------
Burkholderia cepacia            2          16       
------------------------------------------------------
Capnocytophaga spp.             ≤0,06      4       
------------------------------------------------------
Citrobacter diversus                                
(y compris C. amalonaticus)     0,125      0,125    
------------------------------------------------------
Citrobacter freundii            0,125      16       
------------------------------------------------------
Escherichia coli                ≤0,06      0,125   
------------------------------------------------------
Enterobacter aerogenes          2          16       
------------------------------------------------------
Enterobacter cloacae            0,5        16       
------------------------------------------------------
Enterobacter spp. (autres)      0,25       32       
------------------------------------------------------
Haemophilus ducreyi             0,004      0,004    
------------------------------------------------------
Haemophilus influenzae          ≤0,008     0,06    
------------------------------------------------------
Haemophilus parainfluenzae      0,016      0,06     
------------------------------------------------------
Hafnia alvei                    0,125      2        
------------------------------------------------------
Klebsiella oxytoca              ≤0,06      0,125   
------------------------------------------------------
Klebsiella pneumoniae           ≤0,06      0,125   
------------------------------------------------------
Moraxella catarrhalis (autre-                       
fois Branhamella catarrhalis)   0,125      0,5      
------------------------------------------------------
Moraxella osloensis             ≤0,25      ≤0,25  
------------------------------------------------------
Moraxella spp. (autres)         ≤0,25      ≤0,25  
------------------------------------------------------
Morganella morganii             0,06       1        
------------------------------------------------------
Neisseria gonorrhoeae           ≤0,008     0,06    
------------------------------------------------------
Neisseria meningitidis          ≤0,008     0,008   
------------------------------------------------------
Pasteurella multocida           ≤0,06      0,06    
------------------------------------------------------
Plesiomonas shigelloides        ≤0,06      0,06    
------------------------------------------------------
Proteus mirabilis               ≤0,06      0,06    
------------------------------------------------------
Proteus penneri                 1          64       
------------------------------------------------------
Proteus vulgaris                ≤0,06      2       
------------------------------------------------------
Pseudomonas fluorescens         16         64       
------------------------------------------------------
Pseudomonas spp. (autres)       8          16       
------------------------------------------------------
Providencia rettgeri            ≤0,06      2       
------------------------------------------------------
Providencia spp. (autres)       ≤0,06      0,5     
------------------------------------------------------
Salmonella typhi                ≤0,06      0,125   
------------------------------------------------------
Salmonella spp.                                     
(type enteritidis)              ≤0,06      0,06    
------------------------------------------------------
Serratia marcescens             0,5        2        
------------------------------------------------------
Serratia spp. (autres)          0,25       16       
------------------------------------------------------
Shigella spp.                   0,03       0,25     
------------------------------------------------------
Vibrio spp.                     ≤0,06      0,25    
------------------------------------------------------
Yersinia enterocolitica         ≤0,125     0,125   
------------------------------------------------------
Yersinia spp. (autres)          0,25       2        
Germes anaérobies               Valeurs médianes    
                                CMI50*     CMI90**  
                                (en mg/l)  (en mg/l)
------------------------------------------------------
Bacteroides spp.                                    
(sensibles à la bile)           2          16       
------------------------------------------------------
Clostridium spp. (sans le                           
groupe C. perfringens)          2          16       
------------------------------------------------------
Fusobacterium nucleatum         1          2        
------------------------------------------------------
Fusobacterium spp. (autres)     0,125      0,25     
------------------------------------------------------
Gaffkia anaerobica                                  
(autrefois Peptococcus)         0,125      1        
------------------------------------------------------
Peptostreptocoques              0,125      1        
* CMI50 = concentration minimale inhibitrice à l’égard de 50% des souches testées.
** CMI90 = concentration minimale inhibitrice à l’égard de 90% des souches testées.
La sensibilité à la ceftriaxone peut être déterminée par le test de diffusion (avec disque) ou par le test de dilution (gélose ou bouillon), des techniques standardisées étant utilisées pour la détermination de la résistance, telles celles recommandées par le Clinical and Laboratory Standards (CLSI). En ce qui concerne la ceftriaxone, le CLSI a fixé les valeurs limites suivantes pour l’interprétation des tests:
Test              Sensible   Moyennement   Résistant
                             sensible               
-----------------------------------------------------
Test de dilution                                    
Concentrations                                      
inhibitrices                                        
en mg/l           ≤8         16–32         ≥64    
-----------------------------------------------------
Test de diffusion                                   
(disque imprégné                                    
30 µg de                                            
ceftriaxone),                                       
diamètre de la                                      
zone d’inhi-                                        
bition en mm      ≥21        20–14         ≤13     
Il conviendrait de tester les micro-organismes avec des disques à la ceftriaxone, étant donné que des tests in vitro ont montré qu’ils sont actifs à l’égard de certaines souches elles-mêmes résistantes à un disque contenant des antibiotiques de la classe des céphalosporines.
Au lieu des recommandations du CLSI, d’autres normes standardisées, DIN ou ICS par exemple, peuvent être utilisées pour la détermination de la résistance.

Résistances
Quelques isolats de ces espèces sont résistants à la ceftriaxone par suite d’une dérépression des β-lactamases chromosomiques.
Quelques isolats de Klebsiella pneumoniae sont résistants à la ceftriaxone par suite de la production de β-lactamases, d’origine plasmidique.
Quelques isolats de Bacteroides spp. sont résistants à la ceftriaxone.
De nombreuses souches de Bacteroides (notamment B. fragilis) productrices de β-lactamases sont résistantes à la ceftriaxone.
Clostridium difficile est résistant.
Certaines espèces de Staphylococcus résistantes à la méticilline sont résistantes aux céphalosporines, y compris à la ceftriaxone. En général, Enterococcus faecalis, Enterococcus faecium et Listeria monocytogenes sont résistants.
De nombreuses souches des germes aérobies Gram négatifs présentant une résistance multiple à d’autres antibiotiques tels que les aminopénicillines et les uréidopénicillines, d’anciennes céphalosporines et des aminosides sont sensibles à la ceftriaxone. Treponema pallidum est sensible in vitro et chez l’animal. Des études cliniques font apparaître que la syphilis primaire et secondaire répond bien à un traitement par la ceftriaxone.
A peu d’exceptions près, les isolats cliniques de Pseudomonas aeruginosa sont résistants à la ceftriaxone.

Pharmacocinétique

La ceftriaxone témoigne d’une cinétique non linéaire. Tous les paramètres pharmacocinétiques, à l’exception de la demi-vie d’élimination, sont dose-dépendants lorsque l’on considère la concentration totale (ceftriaxone libre et ceftriaxone liée aux protéines).

Absorption
Lors de l’injection i.m. de 1 g de ceftriaxone, une concentration plasmatique maximale de 81 mg/l a été atteinte après 2–3 heures. Lors de la perfusion i.v. d’une dose unique de 1 g, on a obtenu après 30 minutes une concentration de 168,1 ± 28,2 mg/l. Lors de la perfusion i.v. d’une dose unique de 2 g, la concentration obtenue après 30 minutes était de 256,9 ± 16,8 mg/l.
Les aires sous la courbe de la concentration plasmatique en fonction du temps après administration i.v. et administration i.m. sont identiques. Cela signifie que la biodisponibilité de la ceftriaxone administrée par voie i.m. est de 100%.

Distribution
Le volume de distribution se situe entre 7 et 12 l.
Lors d’administration intraveineuse, la ceftriaxone diffuse rapidement dans le liquide interstitiel, où des concentrations bactéricides à l’égard des germes sensibles persistent pendant plus de 24 heures.
Après administration d’une dose de 1–2 g, la ceftriaxone témoigne d’une bonne pénétration dans les tissus et les liquides biologiques; des concentrations supérieures aux concentrations minimales inhibitrices requises à l’égard de la plupart des germes pathogènes ont été mesurées pendant plus de 24 heures dans plus de 60 tissus et liquides biologiques, dont les poumons, le coeur, les voies biliaires, le foie, l’oreille moyenne, la muqueuse nasale, les os, les liquides céphalorachidien, pleural et prostatique ainsi que la synovie.
La ceftriaxone se lie de manière réversible à l’albumine, et la liaison diminue au fur et à mesure que la concentration augmente. Ainsi, de 95% à une concentration plasmatique inférieure à 100 mg/l, la liaison passe à 85% pour une concentration de 300 mg/l. Du fait de la moindre teneur du liquide interstitiel en albumine, la fraction de ceftriaxone libre y est plus élevée que dans le plasma.
La ceftriaxone passe dans les méninges enflammées des nouveau-nés, des petits enfants et des enfants. Dans le liquide céphalo-rachidien (LCR), sa concentration maximale est atteinte environ 4 heures après administration i.v. et s’élève en moyenne à 18 mg/l à la posologie de 50–100 mg/kg. La concentration moyenne dans le LCR correspond à 17% de la concentration plasmatique lors de méningite bactérienne et à 4% lors de méningite aseptique. 24 heures après l’injection i.v. de doses de Ceftriaxon OrPha correspondant à 50–100 mg par kg de poids corporel, des concentrations supérieures à 1,4 mg de ceftriaxone par litre ont été mesurées dans le LCR.
Chez les adultes souffrant de méningite, l’administration de 50 mg par kg entraîne en l’espace de 2 à 24 heures des concentrations dans le LCR qui sont plusieurs fois supérieures aux concentrations minimales inhibitrices requises à l’égard des germes les plus fréquents de la méningite.
La ceftriaxone passe la barrière placentaire. La ceftriaxone est excrétée en faible quantité dans le lait maternel (3–4% de la concentration plasmatique chez la mère après 4–6 heures).

Métabolisme
La ceftriaxone n’est pas métabolisée par l’organisme proprement dit; ce n’est qu’après avoir été excrétée avec la bile dans la lumière intestinale qu’elle est transformée en métabolites inactifs par la flore intestinale.

Elimination
La clairance plasmatique est de 10–22 ml/min.
La clairance rénale est de 5–12 ml/min.
La ceftriaxone est éliminée sous forme inchangée à raison de 50–60% par les reins et de 40–50% avec la bile.
La demi-vie plasmatique chez l’adulte est de 8 heures environ.

Cinétique pour certains groupes de patients
Chez le nouveau-né, l’élimination s’effectue à 70% environ par voie rénale.
Chez le nourrisson de moins de huit jours ainsi que chez les personnes de plus de 75 ans, la demi-vie plasmatique moyenne est environ 2–3 fois plus longue que chez l’adulte jeune en bonne santé.
Chez les patients présentant une insuffisance rénale ou un trouble de la fonction hépatique d’intensité faible à modérée, la pharmacocinétique de la ceftriaxone n’est que peu modifiée et la demi-vie d’élimination n’est que légèrement prolongée. Lorsque seule la fonction rénale est perturbée, il y a une augmentation de l’élimination de la ceftriaxone par voie biliaire; en revanche, si seule la fonction hépatique est perturbée, l’élimination par voie rénale augmente.

Données précliniques

Aucun effet embryotoxique ou tératogène de la ceftriaxone n’a pu être mis en évidence au cours des études chez la souris, le rat et le singe.

Remarques particulières

Ceftriaxon OrPha ne doit pas être ajoutée à des solutions contenant du calcium, telles les solutions de Hartmann et de Ringer.
La ceftriaxone est incompatible avec l’amsacrine, la vancomycine et le fluconazole, ainsi qu’avec les aminosides.
Ceftriaxon OrPha ne peut être mélangée qu’aux médicaments mentionnés sous «Remarques concernant la manipulation».

Influence sur les méthodes de diagnostic
Chez des patients traités par Ceftriaxon OrPha, le test de Coombs peut donner des résultats faussement positifs dans de rares cas. Comme d’autres antibiotiques, Ceftriaxon OrPha peut conduire à des résultats faussement positifs lors des tests de galactosémie.
De même, les méthodes non enzymatiques de détermination du glucose dans l’urine peuvent donner des résultats faussement positifs. C’est pourquoi toute détermination de la glucosurie effectuée pendant le traitement par Ceftriaxon OrPha doit l’être selon une méthode enzymatique.

Conservation
Le médicament ne peut être utilisé que jusqu’à la date indiquée sur le récipient par EXP.

Remarques concernant le stockage
Conserver le médicament dans son emballage original à 15–30 °C. Conserver le récipient dans le carton d’origine, à l’abri de la lumière.

Remarques concernant la manipulation
Les solutions reconstituées doivent être utilisées immédiatement après leur préparation. En fonction de la concentration, les solutions présentent une coloration allant du jaune pâle à l’ambre. Cette propriété du principe actif est sans importance du point de vue de l’efficacité ou de la tolérance.

Injection intramusculaire
Pour l’injection i.m., on dissout Ceftriaxon OrPha 1 g dans 3,5 ml de solution de lidocaïne à 1% et on réalise l’injection dans une masse musculaire relativement importante. Il est recommandé de ne pas injecter plus de 1 g au même endroit.
La solution contenant de la lidocaïne ne doit jamais être injectée par voie intraveineuse.

Injection intraveineuse
Pour l’injection i.v., on dissout 1 g de Ceftriaxon OrPha dans 10 ml d’eau pour préparations injectables. L’injection intraveineuse doit être effectuée en l’espace de 2–4 minutes.

Perfusion intraveineuse
La perfusion doit durer au moins 30 minutes. Pour effectuer une perfusion i.v., on dissout 2 g de Ceftriaxon OrPha dans 40 ml de l’une des solutions pour perfusion suivantes, solutions qui ne contiennent pas de calcium:
chlorure de sodium à 0,9%, chlorure de sodium à 0,45% + glucose à 2,5%, glucose à 5%, glucose à 10%, dextran à 6% dans du glucose 5%, solution d’hydroxyéthylamidon à 6–10%, eau pour préparations injectables.
Comme des incompatibilités sont possibles, il ne faut ni mélanger ni associer des solutions de Ceftriaxon OrPha à des solutions contenant d’autres antibiotiques. Il ne faut pas non plus les diluer dans des solutions à perfuser autres que celles susmentionnées.
Toutefois, 2 g de ceftriaxone et 1 g d’ornidazole sont physiquement et chimiquement compatibles dans 250 ml de soluté physiologique de chlorure de sodium ou de soluté glucosé.

Numéro d’autorisation

58622 (Swissmedic).

Titulaire de l’autorisation

OrPha Swiss GmbH, 8700 Küsnacht.

Mise à jour de l’information

Décembre 2008.

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