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Information professionnelle sur Oxycodone Sandoz®:Sandoz Pharmaceuticals AG
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Apt.conduiteEffets indésir.SurdosagePropriétésPharm.cinét.Donn.précl.RemarquesNum. Swissmedic
PrésentationsTitulaireMise à jour 

Composition

Principes actifs
Oxycodoni hydrochloridum.
Excipients
Maydis amylum, macrogolglyceridorum behenates, lactosum monohydricum (35,75 mg (5 mg), 71,5 mg (10 mg), 63,5 mg (20 mg), 45,5 mg (40 mg), 91,0 mg (80 mg)), triglycerida media, copovidonum, ricini oleum hydrogenatum, silica colloidalis anhydrica, magnesii stearas, hypromellosum, cellulosum microcristallinum, acidum stearicum, titanii dioxidum (E 171), indigo carminum (seulement 5 mg et 80 mg; E 132), aluminii oxidum hydricum (seulement 5 mg et 80 mg), ferri oxidum (seulement 20 mg, 40 mg et 80 mg; E 172), chinolinum flavum (seulement 80 mg; E 104).

Indications/Possibilités d’emploi

Douleurs prolongées modérées à fortes ou en cas d'efficacité insuffisante des analgésiques non-opioïdes.

Posologie/Mode d’emploi

Posologie usuelle
La posologie doit être adaptée progressivement à l'intensité de la douleur et à la sensibilité individuelle du patient.
La posologie adaptée au patient est celle qui permet de contrôler la douleur de manière continue pendant 12 heures sans effet indésirable ou avec seulement des effets indésirables supportables.
En général, les recommandations posologiques applicables chez l'adulte sont les suivantes:
Patients non habitués aux opioïdes
La dose initiale d'Oxycodone Sandoz chez les patients qui n'ont jamais été traités par des opioïdes est généralement de 10 mg toutes les 12 heures.
Patients ayant déjà été traités par un autre opioïde
Bien que l'on dispose de tableaux utiles afin de déterminer l'équivalence thérapeutique entre les opioïdes administrés par voie orale et parentérale, la puissance relative des différents principes actifs et formes pharmaceutiques est sujette à d'importantes variabilités interindividuelles. L'absence d'études cliniques systématiques sur le passage de tous les opioïdes possibles à l'oxycodone empêche également toute recommandation posologique spécifique. Tout changement de principe actif ou de forme pharmaceutique nécessite une nouvelle augmentation progressive des doses sous contrôle clinique. D'une manière générale, il est plus sûr d'estimer une dose journalière d'oxycodone retard basse plutôt que de provoquer des effets indésirables dangereux avec une dose trop élevée. Il convient généralement de débuter avec la moitié de la dose journalière estimée, divisée en deux doses administrées à 12 heures d'intervalle, et de prévoir de l'oxycodone à libération rapide en tant que médicament de réserve.
Analgésique complémentaire et titration de la dose
Certains patients prenant Oxycodone Sandoz à des horaires fixes doivent recourir à un analgésique opioïde à libération rapide (médicament de réserve) pour le traitement d'accès douloureux. Oxycodone Sandoz n'est pas adapté au traitement des accès douloureux.
Au cours des études d'homologation portant sur l'efficacité et l'innocuité d'Oxycodone Sandoz, des formes galéniques de l'oxycodone à libération rapide ont été utilisées comme médicament de réserve et pour la titration de la dose.
Une dose unique du médicament de réserve doit correspondre à environ un sixième de la dose journalière de chlorhydrate d'oxycodone. Si l'on doit recourir à un médicament de réserve plus de deux fois par jour, cela indique que la dose d'Oxycodone Sandoz doit être augmentée. Cette adaptation de la posologie doit être effectuée toutes les 24–48 heures, par paliers de 5 mg ou, si cela est nécessaire, de 10 mg deux fois par jour, jusqu'à atteindre une dose adaptée. L'objectif est de déterminer une posologie spécifique au patient avec deux prises par jour qui permettra de maintenir un niveau d'analgésie adéquat et d'utiliser le moins possible le médicament de réserve, aussi longtemps que le traitement antalgique est nécessaire.
Traitement d'entretien
Bien qu'une administration homogène (même dose administrée le matin et le soir) à des horaires fixes (toutes les 12 heures) soit appropriée chez la majorité des patients, il peut être avantageux pour certains patients de répartir les doses de manière non homogène en fonction de leur profil de douleur. En général, la plus faible dose analgésique efficace doit être choisie.
Pour le traitement de douleurs d'origine non cancéreuse, des posologies journalières maximales de 40 mg sont habituellement suffisantes, mais des doses plus élevées peuvent être nécessaires.
Durée du traitement
Oxycodone Sandoz ne doit pas être utilisé plus longtemps qu'absolument nécessaire. Si un traitement prolongé de la douleur est nécessaire, en raison de la nature et de la sévérité de la maladie, une surveillance attentive et régulière doit être mise en place pour déterminer dans quelle mesure il faut poursuivre le traitement. Si le recours aux opioïdes n'est plus indiqué, le traitement doit être arrêté de manière progressive (voir «Mises en garde et précautions»).
Instructions posologiques particulières
Patients présentant des troubles de la fonction hépatique
Les concentrations plasmatiques d'oxycodone peuvent être significativement plus élevées chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée (score de Child-Pugh (CPS): 7−9) à sévère (CPS: 10−15) par rapport aux sujets ayant une fonction hépatique normale (voir «Pharmacocinétique»).
Il convient d'administrer chez ces patients une dose réduite qui sera augmentée progressivement et avec précaution. La posologie initiale recommandée chez les patients qui n'ont jamais reçu d'opioïdes est de 5 mg toutes les 12 heures.
Patients présentant des troubles de la fonction rénale
Les concentrations plasmatiques d'oxycodone peuvent être significativement plus élevées chez les patients présentant une insuffisance rénale sévère (clairance de la créatinine <30 ml/min) par rapport aux sujets ayant une fonction rénale normale (voir «Pharmacocinétique»).
Il convient d'administrer chez ces patients une dose réduite qui sera augmentée progressivement et avec précaution. La posologie initiale recommandée chez les patients qui n'ont jamais reçu d'opioïdes est de 5 mg toutes les 12 heures.
Patients âgés
Comme chez les adultes plus jeunes, la posologie doit être adaptée en fonction de l'intensité de la douleur et de la sensibilité individuelle du patient (voir «Pharmacocinétique»).
Enfants et adolescents
L'innocuité et l'efficacité d'Oxycodone Sandoz chez l'enfant et l'adolescent de moins de 18 ans n'ont pas été étudiées. L'administration à ces patients n'est donc pas recommandée.
Génotype/polymorphismes génétiques
Les polymorphismes génétiques du CYP2D6 peuvent altérer l'efficacité de l'oxycodone ou conduire à des effets indésirables (voir «Pharmacocinétique»).
Mode d'administration
Les comprimés retard Oxycodone Sandoz sont destinés à l'administration par voie orale et doivent être pris toutes les 12 heures à des horaires fixes.
Les comprimés retard peuvent être pris pendant ou entre les repas, avec un volume suffisant de liquide. Ils doivent être avalés entiers, sans être cassés, croqués ou divisés.
Les différents dosages peuvent être associés (voir «Pharmacocinétique»).

Contre-indications

·Hypersensibilité au principe actif et/ou à l'un des excipients conformément à la composition,
·dépression respiratoire sévère avec hypoxie et/ou hypercapnie,
·broncho-pneumopathie chronique obstructive sévère,
·cœur pulmonaire,
·asthme bronchique sévère,
·iléus paralytique,
·allaitement.

Mises en garde et précautions

Oxycodone Sandoz doit être administré avec précaution dans les cas suivants:
·personnes âgées ou affaiblies,
·insuffisance pulmonaire sévère,
·apnée du sommeil,
·prise concomitante de substances ayant un effet dépresseur sur le système nerveux central (voir «Interactions»),
·traitement concomitant par des inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO) (voir «Interactions»),
·développement d'une tolérance, dépendance physique et symptômes de sevrage,
·dépendance psychique (dépendance au médicament), antécédents d'alcoolisme ou d'usage abusif de drogues ou de médicaments,
·traumatisme crânien (en raison du risque d'augmentation de la pression intracrânienne), blessures intracrâniennes, troubles de la conscience d'origine indéterminée,
·hypothyroïdie, myxœdème,
·maladie d'Addison (insuffisance surrénalienne),
·psychose toxique, alcoolisme, delirium tremens,
·lithiase biliaire ou autres maladies biliaires aiguës,
·pancréatite,
·insuffisance hépatique modérée à sévère,
·insuffisance rénale sévère,
·maladie intestinale obstructive ou inflammatoire,
·hypertrophie de la prostate,
·hypotension, hypertension, maladies cardiovasculaires préexistantes,
·épilepsie ou prédisposition aux convulsions,
·constipation.
Dépression respiratoire
Tout comme pour d'autres médicaments opioïdes, la survenue d'une dépression respiratoire constitue le principal risque en cas de surdosage (voir «Surdosage»).
Troubles respiratoires associés au sommeil
Les opioïdes peuvent provoquer des troubles respiratoires associés au sommeil, y compris une apnée centrale du sommeil (ACS) et une hypoxémie liée au sommeil. L'utilisation d'opioïdes peut augmenter le risque d'ACS en fonction de la dose ou renforcer une apnée du sommeil préexistante (voir «Effets indésirables»). Par conséquent, il convient d'envisager de réduire la dose totale d'opioïdes chez les patients souffrant d'ACS.
Utilisation concomitante de médicaments sédatifs
L'utilisation concomitante d'Oxycodone Sandoz et de médicaments sédatifs tels que des benzodiazépines ou des médicaments apparentés peut entraîner une sédation, une dépression respiratoire, un coma et le décès. Du fait de ces risques, la prescription concomitante d'Oxycodone Sandoz avec ces médicaments sédatifs est uniquement indiquée pour les patients pour lesquels on ne dispose d'aucune autre alternative. Lorsqu'une telle prescription est néanmoins jugée nécessaire, il convient d'utiliser la dose efficace la plus faible et de limiter autant que possible la durée du traitement.
Les patients doivent faire l'objet d'une surveillance étroite afin de détecter les signes et symptômes de dépression respiratoire et de sédation. Dans ce contexte, il est instamment recommandé d'informer les patients et leurs proches de ces symptômes (voir «Interactions»).
Les comprimés retard Oxycodone Sandoz 80 mg ne sont pas recommandés chez les patients qui n'ont jamais reçu d'opioïdes car ce dosage peut provoquer une dépression respiratoire potentiellement fatale chez ces patients.
Développement d'une tolérance, dépendance physique et symptômes de sevrage, hyperalgésie
Lors d'une administration prolongée, le patient peut développer une tolérance à l'Oxycodone Sandoz se manifestant par la nécessité d'augmenter les doses pour atteindre l'effet analgésique souhaité. L'utilisation chronique d'Oxycodone Sandoz peut conduire à une dépendance physique. Un syndrome de sevrage peut apparaître en cas d'arrêt abrupt du traitement. Lorsque le traitement par Oxycodone Sandoz n'est plus nécessaire, il est donc conseillé de diminuer progressivement la dose journalière pour éviter l'apparition de symptômes de sevrage.
Les opioïdes ne sont pas appropriés pour le traitement de première ligne de douleurs chroniques non liées à des affections malignes. Ils ne sont pas non plus recommandés en tant que monothérapie. Les opioïdes doivent être utilisés dans le cadre d'un vaste programme thérapeutique comprenant d'autres médicaments et traitements. Les patients qui souffrent de douleurs chroniques non liées à une affection maligne doivent faire l'objet d'une surveillance afin de détecter le développement d'une dépendance ou une utilisation abusive. Des contacts fréquents entre le médecin et le patient sont nécessaires pour permettre de procéder à des ajustements posologiques. Il est instamment recommandé que le médecin définisse le résultat thérapeutique conformément aux lignes directrices pour le traitement des douleurs. Le médecin et le patient peuvent s'accorder pour mettre un terme au traitement si ces objectifs ne sont pas atteints.
Une hyperalgésie, au cours de laquelle une augmentation supplémentaire de la dose d'Oxycodone Sandoz ne permet pas de réduire davantage la douleur, peut survenir, en particulier à une posologie élevée. Une diminution de la dose d'oxycodone ou le passage à un autre opioïde peut alors être nécessaire.
Dépendance psychique (dépendance au médicament) et antécédents d'alcoolisme ou d'usage abusif de drogues ou de médicaments
Le principe actif oxycodone présente un potentiel d'abus semblable à celui d'autres puissants agonistes des récepteurs aux opioïdes. Une dépendance psychique (addiction aux médicaments) peut apparaître suite à l'administration d'analgésiques opioïdes comme Oxycodone Sandoz. La prudence est de rigueur lors de la prescription d'Oxycodone Sandoz chez des patients qui présentent des antécédents d'alcoolisme ou d'abus de drogues ou de médicaments ou des troubles psychiques.
Tractus gastro-intestinal
Le traitement par Oxycodone Sandoz doit être immédiatement interrompu en cas d'apparition confirmée ou suspectée d'un iléus paralytique.
On ne dispose d'aucune expérience clinique chez des patients présentant une carcinose péritonéale ou un cancer digestif ou pelvien à un stade avancé avec début d'occlusion intestinale. Par conséquent, l'utilisation d'Oxycodone Sandoz n'est pas recommandée chez ces patients.
Modifications hormonales
Les opioïdes, tels que l'oxycodone, peuvent influer sur l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien ou gonadique. Certaines modifications peuvent être observées telles qu'une élévation de la prolactine sérique et une diminution du taux plasmatique de cortisol et de testostérone. Ces modifications hormonales peuvent se manifester par des symptômes cliniques.
Hypotension
Chez les patients prédisposés (en cas de circulation instable, p.ex.), de nettes chutes de la pression artérielle peuvent parfois être observées.
Mode d'administration
La prudence est de mise en cas de changement de traitement vers une autre forme pharmaceutique et/ou un autre médicament contenant le même principe actif. Le patient doit alors faire l'objet d'une surveillance adaptée (voir «Posologie/Mode d'emploi»)
Les comprimés retard d'Oxycodone Sandoz sont constitués d'une matrice comportant deux polymères et sont destinés à l'administration par voie orale uniquement. L'utilisation abusive par voie parentérale des composants du comprimé (en particulier du talc) peut entraîner une nécrose tissulaire locale et des granulomes pulmonaires ou provoquer d'autres effets indésirables sévères et potentiellement fatals.
Afin de ne pas altérer la libération prolongée des comprimés retard, ceux-ci doivent être avalés entiers et ne doivent pas être cassés, croqués ou divisés, car cela entraînerait une libération accélérée du principe actif et l'absorption d'une dose potentiellement létale d'oxycodone (voir également «Surdosage»).
La matrice vide du comprimé peut parfois être visible dans les selles.
Les comprimés retard d'Oxycodone Sandoz contiennent du lactose. Les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit total en lactase ou un syndrome de malabsorption du glucose et du galactose (maladies héréditaires rares) ne doivent pas prendre ce médicament.
La prise d'Oxycodone Sandoz peut induire une réaction positive lors de contrôles antidopage.

Interactions

L'utilisation concomitante d'opioïdes avec des médicaments sédatifs tels que des benzodiazépines ou médicaments apparentés augmente le risque de sédation, dépression respiratoire, coma et décès en raison d'un effet dépresseur supplémentaire sur le SNC. Les substances ayant un effet dépresseur sur le SNC sont notamment les autres opioïdes, l'alcool, les antipsychotiques, les neuroleptiques (phénothiazines), les antidépresseurs tricycliques, les antihistaminiques H1 avec effet sédatif, les antiémétiques avec action centrale, les gabapentinoïdes (gabapentine, prégabaline), les anesthésiques (p.ex. barbituriques), les sédatifs (y compris benzodiazépines), les hypnotiques ou les anxiolytiques.
Lorsqu'une telle association est indiquée, il convient de réduire la posologie d'une des substances ou des deux, de limiter la durée du traitement et de surveiller régulièrement les patients pour repérer les signes de dépression respiratoire, de sédation et d'hypotension (voir «Mises en garde et précautions»).
La consommation concomitante d'alcool est à proscrire (voir «Mises en garde et précautions»).
Après la prise concomitante de péthidine et d'un inhibiteur de la monoamine oxydase (IMAO), des cas graves d'interactions affectant le système nerveux central et les fonctions respiratoire et circulatoire ont été observés. On ne peut exclure un potentiel d'interaction semblable avec Oxycodone Sandoz. Oxycodone Sandoz n'est pas indiqué en association concomitante avec des IMAO ou dans un intervalle de 14 jours après l'arrêt d'un tel traitement (voir également «Mises en garde et précautions»).
Des modifications significatives dans les deux sens du temps de thromboplastine (International Normalized Ratio/INR, temps de Quick) ont été observées lors de l'administration concomitante d'oxycodone et de dérivés de la coumarine.
L'administration concomitante d'oxycodone et d'anticholinergiques ou de médicaments ayant une action anticholinergique (p.ex. antidépresseurs tricycliques, antihistaminiques, antipsychotiques, myorelaxants, médicaments contre la maladie de Parkinson) peut renforcer les effets indésirables anticholinergiques.
Des interactions médicamenteuses entre l'oxycodone et d'autres principes actifs via le CYP2D6 et le CYP3A4 peuvent avoir des conséquences sur la pharmacocinétique, la pharmacodynamique, l'effet analgésique et l'innocuité de l'oxycodone (voir «Pharmacocinétique»).
Les inhibiteurs du CYP3A4, comme les antibiotiques macrolides (p.ex. la clarithromycine), les agents antifongiques imidazolés (p.ex. le kétoconazole), les inhibiteurs de protéase (p.ex. le ritonavir), la cimétidine et le jus de pamplemousse, peuvent diminuer la clairance de l'oxycodone et ainsi conduire à une augmentation des concentrations plasmatiques de l'oxycodone et à une surproduction d'oxymorphone (métabolite actif) avec augmentation des effets pharmacodynamiques.
Les inducteurs du CYP3A4, comme la rifampicine, la carbamazépine, la phénytoïne et le millepertuis, peuvent augmenter la clairance de l'oxycodone, entraînant une diminution des concentrations plasmatiques de l'oxycodone.
Les inhibiteurs du CYP2D6, comme la paroxétine et la quinidine, peuvent conduire à une diminution de la clairance de l'oxycodone et ainsi entraîner une augmentation des concentrations plasmatiques de l'oxycodone.
L'utilisation concomitante de l'oxycodone avec des substances sérotoninergiques, telles que les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) ou les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSN), peut provoquer un syndrome sérotoninergique. Les signes d'un syndrome sérotoninergique peuvent être une modification de l'état d'esprit (p.ex. agitation, hallucinations, coma), des troubles du système nerveux autonome (p.ex. tachycardie, pression artérielle labile, hyperthermie), des troubles neuromusculaires (p.ex. hyperréflexie, troubles de la coordination, rigidité) et/ou des symptômes gastro-intestinaux (p.ex. nausées, vomissements, diarrhée). L'oxycodone doit être utilisée avec prudence chez les patients prenant ces médicaments. Une réduction de la dose peut s'avérer nécessaire.

Grossesse, allaitement

Grossesse
On ne dispose d'aucune donnée clinique concernant l'utilisation d'Oxycodone Sandoz pendant la grossesse ou l'accouchement. Des données recueillies chez un nombre limité de femmes enceintes exposées à l'oxycodone n'indiquent pas l'existence d'un risque accru de malformations congénitales. L'oxycodone passe la barrière placentaire. Des études réalisées chez l'animal avec l'oxycodone ont mis en évidence des effets toxiques sur la reproduction (voir «Données précliniques»).
L'utilisation prolongée d'Oxycodone Sandoz chez la femme enceinte peut provoquer un syndrome de sevrage chez le nouveau-né. L'administration d'Oxycodone Sandoz pendant l'accouchement peut entraîner une dépression respiratoire chez le nouveau-né.
Oxycodone Sandoz ne doit être utilisé pendant la grossesse que si le bénéfice est clairement supérieur aux risques possibles pour le fœtus ou pour le nouveau-né.
Allaitement
L'oxycodone passe dans le lait maternel. Un rapport de concentration lait/plasma de 3,4:1 a été mesuré et des effets de l'oxycodone peuvent donc apparaître chez l'enfant allaité.
Il existe un risque pour l'enfant allaité, en particulier lors de la prise répétée d'Oxycodone Sandoz par la mère pendant l'allaitement.
Oxycodone Sandoz ne doit pas être pris pendant l'allaitement (voir «Contre-indications»).
Fertilité
On ne dispose pas de données cliniques concernant la fertilité. Les études menées chez l'animal n'ont montré aucune altération de la fertilité liée à l'oxycodone (voir «Données précliniques»).

Effet sur l’aptitude à la conduite et l’utilisation de machines

Oxycodone Sandoz peut diminuer la capacité du patient à conduire et à utiliser des machines, en particulier en début du traitement, après un ajustement posologique, en cas de changement de traitement au profit d'Oxycodone Sandoz ou si Oxycodone Sandoz est associé à la prise d'alcool ou d'autres substances à effet dépresseur central. La mise en place de restrictions n'est pas obligatoire avec un traitement stable. De ce fait, les patients doivent demander l'avis de leur médecin traitant avant de conduire ou d'utiliser des machines.

Effets indésirables

Les fréquences sont définies comme suit: «très fréquent» (≥1/10), «fréquent» (≥1/100 à <1/10), «occasionnel» (≥1/1000 à <1/100,), «rare» (≥1/10'000 à <1/1000), «très rare» (<1/10'000), «fréquence inconnue» (ne peut être estimée sur la base des données disponibles).
Affections du système immunitaire
Occasionnel: hypersensibilité.
Fréquence inconnue: réaction anaphylactique, réaction anaphylactoïde.
Troubles du métabolisme et de la nutrition
Fréquent: diminution ou perte de l'appétit.
Occasionnel: déshydratation.
Affections psychiatriques
Fréquent: anxiété, confusion, insomnie, nervosité, troubles de la pensée, dépression.
Occasionnel: labilité affective, agitation, humeur euphorique, hallucinations, dépendance au médicament.
Fréquence inconnue: agressivité.
Affections du système nerveux
Très fréquent: sensation de vertige (21,5%), céphalée (13,8%), somnolence (22,2%).
Fréquent: tremblements, indolence.
Occasionnel: amnésie, convulsions (en particulier chez les patients épileptiques ou prédisposés aux convulsions), augmentation du tonus musculaire, contractions musculaires involontaires, hypoesthésie, paresthésie, troubles de la parole.
Fréquence inconnue: hyperalgésie, syndrome d'apnées du sommeil.
Affections oculaires
Occasionnel: myosis, troubles de la vision.
Affections de l'oreille et du labyrinthe
Occasionnel: vertiges.
Affections cardiaques
Occasionnel: palpitations (en relation avec un syndrome de sevrage).
Fréquence inconnue: tachycardie supraventriculaire.
Affections vasculaires
Occasionnel: vasodilatation, syncope.
Rare: hypotension, hypotension orthostatique.
Affections respiratoires, thoraciques et médiastinales
Fréquent: dyspnée, bronchospasmes.
Occasionnel: dépression respiratoire.
Affections gastro-intestinales
Très fréquent: constipation (30,5%), nausées (35,4%), vomissements (16,0%).
Fréquent: douleur abdominale, diarrhée, sécheresse buccale, dyspepsie.
Occasionnel: dysphagie, hoquet, éructation, flatulence, iléus, dysgueusie.
Fréquence inconnue: caries dentaires.
Affections hépatobiliaires
Occasionnel: augmentation des enzymes hépatiques.
Fréquence inconnue: cholestase, spasmes du sphincter d'Oddi.
Affections de la peau et du tissu sous-cutané
Très fréquent: prurit (11,4%).
Fréquent: hyperhidrose, rash.
Occasionnel: sécheresse cutanée.
Rare: urticaire.
Affections du rein et des voies urinaires
Occasionnel: rétention urinaire.
Affections des organes de reproduction et du sein
Occasionnel: libido diminuée, troubles de l'érection, hypogonadisme.
Fréquence inconnue: aménorrhée.
Troubles généraux
Fréquent: asthénie, fatigue.
Occasionnel: frissons, syndrome de sevrage médicamenteux, œdèmes, œdèmes périphériques, malaise, soif, développement d'une tolérance.
Fréquence inconnue: syndrome de sevrage néonatal.
Description de certains effets indésirables
Des mesures concomitantes diététiques et/ou prophylactiques médicamenteuses (laxatifs) sont recommandées contre la constipation dès le début du traitement par Oxycodone Sandoz.
Des nausées et des vomissements ne se manifestent généralement qu'au début du traitement et disparaissent spontanément au bout de quelques jours. Dans certains cas, il peut être indiqué d'administrer un antiémétique.
L'annonce d'effets secondaires présumés après l'autorisation est d'une grande importance. Elle permet un suivi continu du rapport bénéfice-risque du médicament. Les professionnels de santé sont tenus de déclarer toute suspicion d'effet secondaire nouveau ou grave via le portail d'annonce en ligne ElViS (Electronic Vigilance System). Vous trouverez des informations à ce sujet sur www.swissmedic.ch.

Surdosage

Comme pour tous les opioïdes, il existe un risque élevé d'intoxication et de surdosage chez les personnes non habituées aux opioïdes.
Signes et symptômes
Les symptômes aigus sont notamment: myosis, dépression respiratoire, somnolence pouvant évoluer vers un état de stupeur ou un coma. D'autres symptômes possibles sont les nausées, les vomissements, l'hypotension, la bradycardie, le prolongement de l'intervalle QT, la diminution du tonus musculaire et l'atonie intestinale. Les cas de surdosage sévère peuvent entraîner un arrêt respiratoire, un œdème pulmonaire non cardiogénique, une insuffisance circulatoire, voire le décès.
Traitement
Il convient de surveiller la respiration et l'état de conscience. En cas de dépression respiratoire ou du SNC cliniquement significative, pratiquer la respiration artificielle, stabiliser la circulation et administrer de la naloxone.
Posologie: 0,4−2 mg de naloxone par voie intraveineuse (chez l'enfant: 0,01 mg/kg de poids corporel). Si nécessaire, répéter l'opération toutes les deux à trois minutes à deux ou trois reprises ou administrer une perfusion continue (voir information professionnelle correspondante).
La durée d'action de la naloxone est relativement courte (demi-vie plasmatique: t½ de la naloxone = 1−1,5 heure, t½ de l'oxycodone = 3−4 heures); en outre, Oxycodone Sandoz présente une libération prolongée du principe actif. Par conséquent, le patient doit être surveillé de manière prolongée même après l'administration de naloxone, et des administrations répétées de naloxone peuvent être nécessaires.
La naloxone doit être utilisée avec précaution chez les personnes susceptibles de prendre des opioïdes depuis longtemps (tolérance). La suppression soudaine ou totale de l'effet des opioïdes peut entraîner un syndrome de sevrage aigu. Une dose initiale de 0,04 mg de naloxone est recommandée.
Dans des cas spécifiques, on peut envisager une désintoxication primaire avec du charbon actif.

Propriétés/Effets

Code ATC
N02AA05
Mécanisme d'action
L'oxycodone est un agoniste pur des récepteurs aux opioïdes de types μ, κ et δ localisés dans le cerveau, la moelle épinière et les organes périphériques (p.ex. l'intestin), sans effet antagoniste.
Pharmacodynamique
Les effets thérapeutiques de l'oxycodone, générés par sa liaison aux récepteurs endogènes aux opioïdes dans le système nerveux central (SNC), sont principalement des effets analgésiques, anxiolytiques, antitussifs et sédatifs.
L'oxycodone a un mode d'action semblable à celui de la morphine, mais diffère de cette dernière dans sa pharmacocinétique et son métabolisme.
En comparaison avec des médicaments à base d'oxycodone à libération rapide, Oxycodone Sandoz exerce une analgésie nettement plus longue (voir «Pharmacocinétique»).
Des études précliniques ont mis en évidence différents effets des opioïdes naturels sur les éléments du système immunitaire. L'importance clinique de ces observations n'est pas connue. On ignore si l'oxycodone (opioïde semi-synthétique) exerce des effets sur le système immunitaire similaires à ceux des opioïdes naturels.
Efficacité clinique
Aucune information spécifique.

Pharmacocinétique

Absorption
La résorption du principe actif des comprimés retard oxycodone s'effectue de manière biphasique avec une demi-vie initiale rapide (t½abs) de 0,6 h, suivie d'une deuxième phase plus lente de 6,9 h.
La biodisponibilité absolue de l'oxycodone atteint jusqu'à 87% après administration par voie orale.
Les concentrations plasmatiques maximales (Cmax) de l'oxycodone sont obtenues après un intervalle d'environ 3 heures, par rapport à 0,75−1,25 heure (valeur médiane) pour les formes galéniques de l'oxycodone à libération rapide.
En raison de la courte demi-vie d'élimination de l'oxycodone dans Oxycodone Sandoz, ses concentrations plasmatiques atteignent l'état d'équilibre en l'espace de 24 heures.
Les aliments n'ont pas d'influence significative sur la résorption de l'oxycodone dans Oxycodone Sandoz. Un repas riche en graisses avant la prise d'Oxycodone Sandoz ne change ni la concentration plasmatique maximale ni l'importance de la résorption de l'oxycodone par rapport à la prise à jeun. Oxycodone Sandoz peut être pris pendant ou entre les repas (voir «Posologie/Mode d'emploi»).
Distribution
Le volume de distribution de l'oxycodone à l'état d'équilibre est de 2,6 l/kg et le taux de fixation aux protéines plasmatiques est d'environ 45%.
L'oxycodone traverse la barrière placentaire et peut être retrouvé dans le lait maternel.
Métabolisme
L'oxycodone est métabolisée au niveau hépatique par le système enzymatique du cytochrome P450 en noroxycodone, oxymorphone, noroxymorphone et en divers glucuronides.
L'oxycodone est principalement métabolisée en noroxycodone (métabolite principal) par les enzymes du CYP3A4 et en oxymorphone par le CYP2D6. Ces deux métabolites sont ensuite transformés en noroxymorphone.
La noroxymorphone et surtout l'oxymorphone, deux métabolites, possèdent des propriétés pharmacodynamiques parfois plus prononcées que celles de l'oxycodone.
Élimination
L'oxycodone et ses métabolites sont éliminés principalement dans les urines. La demi-vie d'élimination de l'oxycodone dans le plasma est d'environ 4,5 h, la clairance plasmatique après administration parentérale est de 0,8 l/min.
Linéarité/non-linéarité
Tous les dosages d'Oxycodone Sandoz sont bioéquivalents proportionnellement à la dose et interchangeables.
Cinétique pour certains groupes de patients
Différence entre sexes
Au cours des études pharmacocinétiques, l'ASC moyenne de l'oxycodone ajustée en fonction du poids corporel était jusqu'à 25% plus élevée chez les femmes non habituées aux opioïdes que chez les hommes.
Troubles de la fonction hépatique
Une étude pharmacocinétique chez des patients présentant une insuffisance hépatique légère à modérée (score de Child-Pugh: 5−9), l'ASCINF, la Cmax et la t½e de l'oxycodone ont augmenté en moyenne respectivement à 194% (IC à 90%: 141−263), 146% (IC à 90%: 116−183) et 143% (IC à 90%: 111−189) par rapport aux sujets sains.
Troubles de la fonction rénale
Une étude pharmacocinétique chez des patients présentant une insuffisance rénale légère à sévère (clairance de la créatinine <60 ml/min), l'ASCINF, la Cmax et la t½e de l'oxycodone ont augmenté en moyenne respectivement à 161% (IC à 90%: 121−210), 145% (IC à 90%: 117−178) et 119% (IC à 90%: 103−136) par rapport aux sujets sains.
Patients âgés
Les concentrations plasmatiques de l'oxycodone étaient supérieures d'environ 15% chez le sujet âgé par rapport au sujet plus jeune.
Polymorphismes génétiques
Un effet analgésique plus faible est possible chez les métabolisateurs lents du CYP2D6 (7−8% des individus de race blanche). Chez les métabolisateurs ultra-rapides du CYP2D6 (2−4% des individus de race blanche), un effet analgésique plus important et un risque d'effets indésirables plus élevé sont possibles.

Données précliniques

Mutagénicité
Des études in vitro et in vivo ont montré que le risque génotoxique de l'utilisation thérapeutique d'Oxycodone Sandoz chez l'être humain peut être considéré comme faible.
Carcinogénicité
Le potentiel carcinogène de l'oxycodone a été examiné dans une étude de deux ans menée chez des rats avec une posologie orale allant jusqu'à 6 mg/kg/jour (soit 0,4 fois une dose chez l'homme de 160 mg/jour). Aucun effet néoplasique n'a été observé.
Toxicité sur la reproduction
Les études ont montré que l'oxycodone n'a pas de répercussions sur la fertilité et sur le développement embryonnaire précoce chez le rat mâle et femelle à des doses allant jusqu'à 8 mg/kg de poids corporel (équivalant à 0,5 fois la dose de 160 mg/jour administrée chez l'être humain), ni chez le lapin à des doses allant jusqu'à 125 mg/kg de poids corporel (équivalant à 15 fois la dose de 160 mg/jour administrée chez l'être humain), qui ont eu des effets toxiques sévères chez les mères en période de gestation. Chez le lapin, l'évaluation statistique des données issues de chaque fœtus a cependant montré une augmentation dose-dépendante des troubles du développement (augmentation de l'incidence de 27 vertèbres présacrées ou de paires de côtes supplémentaires). Lors de l'analyse statistique de ces paramètres sur l'ensemble de la portée, seule l'incidence de 27 vertèbres présacrées était plus élevée et uniquement dans le groupe ayant reçu 125 mg/kg.
Dans une étude portant sur le développement pré- et post-natal chez le rat, la génération F1 du groupe recevant 6 mg/kg/jour présentait un poids corporel inférieur à celui des rats du groupe témoin ayant reçu des doses induisant une diminution du poids et de la prise de nourriture des mères (NOAEL: 2 mg/kg de poids corporel).
Au cours d'une étude récente chez l'animal, l'administration prolongée de 15 mg/kg/jour d'oxycodone (équivalant à une dose de 160 mg/jour chez l'être humain) à des mères a entraîné des troubles de l'apprentissage subtiles et passagers chez la progéniture mâle, mais pas chez la progéniture femelle. De plus, une réduction pondérale et des modifications au niveau de l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien ont été constatées chez les animaux le jour après leur naissance.

Remarques particulières

Stabilité
Ce médicament ne doit pas être utilisé au-delà de la date figurant après la mention «EXP» sur le récipient.
Remarques particulières concernant le stockage
Conserver dans l'emballage original, à température ambiante (15−25°C) et hors de la portée des enfants.

Numéro d’autorisation

58707 (Swissmedic)

Présentation

Oxycodone Sandoz 5: emballages à 30 et 60 comprimés retard. [A+]
Oxycodone Sandoz 10: emballages à 30 et 60 comprimés retard. [A+]
Oxycodone Sandoz 20: emballages à 30 et 60 comprimés retard. [A+]
Oxycodone Sandoz 40: emballages à 30 et 60 comprimés retard. [A+]
Oxycodone Sandoz 80: emballages à 30 et 60 comprimés retard. [A+]

Titulaire de l’autorisation

Sandoz Pharmaceuticals SA, Risch; domicile: Rotkreuz

Mise à jour de l’information

Octobre 2020

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